Je ne demande pas de pitié, juste du respect...

# Posté le mardi 30 septembre 2008 07:16

Une agression sexuelle c'est quoi?

Une agression sexuelle c'est quoi?
Une agression sexuelle est un acte de pouvoir de nature sexuelle.

Statistiques:

~ A peines 20% des agresions sexuelles sont signalées à la police.
~ Dans 97% des cas (soit casiment tous), l'agresseur était de sxe masculin.
~ Parmi ceux-ci, 20 % étaient âgés de moins de 18 ans.
~ La majorité des victimes d'agression sexuelle sont de sexe féminin, soit un peu plus de 80 %.
~ Une grande part des victimes se retrouve chez les jeunes; plus de
70 % ont moins de 18 ans.
~ Dans 80 % des cas, l'agresseur est connu de la victime.

Définition:

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage.

Il s'agit d'un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l'utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l'intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne.

# Posté le mardi 30 septembre 2008 07:41

Modifié le mardi 30 septembre 2008 07:54

Mon histoire

Mon histoire
Cela commence ce jour de février 2001, cela ne faisait que quelques mois que j'avais déménagé dans une autre ville, où je ne connaissais personne. Je revenais une ou deux fois par mois revoir ma soeur et mon père restait dans mon ancienne ville.
En toute aparence, c'étais un week end banal, j'étais venu rendre visite à mon père et ma soeur, et j'en profité pour revoir des amis. Cette apres midi là, j'étais en centre ville, faisant les magasins avec une amie.

Il faut savoir qu'au college deux ans plus tot, j'avais eu de gros soucis avec une fille (que j'appelerai Julie), qui pour des histoires de rumeurs (fausses) avait décider de me pourrir la vie, mais vu que j'avais changer de ville, pour moi, elle m'avait oublié, et toutes les scènes de violence que j'avais vécue quelques années plus tôt, était du passé, mais ce n'étais qu'un rêve, malheureusement.

Donc cette après midi là, j'étais avec une amie proche, avec qui je faisais les magasins, tout ce qu'il y a de plus banale pour une jeune fille de 16 ans. A un moment, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai laissais mon amie aller voir quelque chose dans un magasin, pendant que moi, je l'attendais devant, tout en fumant une cigarette.

C'est là, que tout a commencait.
D'un seul coup, je vois Julie, avec qui j'avais eu des ennuis, quelques années plus tôt. Et là, je me suis sentie complétement tétanisée, elle était accompagnée de deux hommes, et elle commenca à m'insulter et me reprocher d'avoir porter plainte contre elle pour violence deux ans plus tot, et l'engrenage commence. Ell me demande de les suivres, je refuse, mais ne peut rien faire d'autres, tellement je suis tétanisée devant elle et ses "potes". Un des deux hommes, commence a me prendre le bras, je le repousse, mais il me reprend le bras plus fermement, et me dis de "la fermer", et sors un couteau qu'il me met dans le dos, et me dit de les suivre. C'est ce que j'ai fais, c'est a ce moment là que j'ai compris que j'étais en danger, et je ne pouvais pas me defendre vu que j'avais un couteau dans le dos...
Pendant ce temps, mon amie, elle, ne se doutait de rien, elle etait toujours dans le magasin.
Là, les deux hommes et Julie, m'emmènent, dans le métro, toujours le couteau dans le dos, en me répétant qu'il allait me faire regretter d'avoir porter plainte contre Julie. Je me rappelle de voir Julie rire en me disant "tu as voulu faire la grande en allant voir les flics, maintenant tu vas le regretter". J'étais tétanisée, je voulais criée, me débattre mais j'en avais même pas la force, comme si j'étais muette, je n'arrivais même pas à lui répondre.
A un moment, on descend du métro, pas très loin d'un immeuble que je connaissais, puisque c'était l'iimmeuble d'une fille de college que je connaissais avant, et je savais que derriere l'immeuble, il y avait un ancien batiment abandonné, mais squatté, j'y avais déjà été plusieurs fois quelques années plus tôt, avec Julie justement, puisqu'à cette époque là, nous étions encore "amie". C'est en rentrant dans ce batiment que j'ai compris exactement ce qui allait m'arriver, surtout quand j'ai vu le monde dans la piece ou les jeunes squattés.
Là, l'homme me jette sur le matelas par terre, en me disant "maintenant on va s'amuser", et en disan aux autres jeunes qui était là "vous en faites ce que vous voulez, surtout profitez en". Là, je me met à pleurer et les suppliant de me laisser partir, mais ils me disent qu'ils me laisseront partir seulement quand ils en auront finis avec moi.

J'étais térrorisée.

La suite viendra plus tard au fur et à mesure, c'est difficile de tout sortir d'un coup.

# Posté le mardi 30 septembre 2008 08:35

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 04:45

L'après agression

L'après agression
On parle souvent de la confiance que l'on a plus envers les hommes après une agression, mais c'est vrai, que même si au fond de nous, on sait que tous les hommes ne sont pas des bourreaux, on a du mal a refaire confiance aux hommes, a avoir des relations sexuelles, ect...
Mais on ne parle pas assez non plus des autres "effets" d'une agression. Il y a aussi le repli sur soi, le dégout de son corps, le sentiment de se sentir "sale" tous le temps, même apres 3 ou 4 douches par jour, les cauchemards a répétitions, les troubles alimentaires, les phobbies, les peurs, les tentatives de suicides, l'agressivité aussi parfois, et tout ca les gens de notre entourage ne les comprennent pas, surtout quand il ne connaissent pas notre histoire.




Pour ma part, après ce qui m'est arrivé, pendant des mois, je suis resté enferné dans ma chambre dès que j'étais chez moi, je passais des heures dans la salle de bains, à me laver, je faisais des crises de boulimie, et faisais de l'automutilation, que d'ailleur j'ai arrêté il y a seulement 2 ans, j'ai fais 3 tentatives de suicide, des cauchemards sans cesse, la peur du noir, je m'enfermé dans ma chambre à clés, et le peu de fois que ma mère tentait de me "bouger", je me montrais très agressive envers elle.

Un an après, j'ai réussi a mettre cette histoire de coté, enfin ce que je croyais, et 2 ans plus tard, je suis retournée dans ma ville natale, mise dehors par ma mère, où j'ai vecue un an dans la rue, et là c'était tout le contraire auprès des hommes, où j'étais une "salope", j'aime pas ce mot là, mas je ne sais pas quoi dire d'autres, je me foutais de mon corps et de l'estime que l'on pouvais avoir de moi, le pire dans tout ca c'est que pour moi tous rapports était extrêment douleureux, mais je continuais, comme si au fond de moi je me vengeais de moi même, c'est dur à comprendre, mais je me faisais du mal volontairement.

Depuis un peu moi de deux ans, les cauchemards a répétitions sont revenus,le sentiment d'être tout le temps "sale" aussi à prendre 3 a 4 douches par jour quand ca ne va vraiment pas, la seul chose qui a changé ce sont les troubles alimentaires, quand je suis "en crise" je fais des crises de boulimie et d'anorexie en alternance, et l'envie au fond de moi d'en finir mais je lutte toujours pour ne pas faire de conneries, et aussi parce que je ne veux pas les laisser gagner, ils m'ont fais et me font encore, assez de mal comme ca.

Mais le "travail" est long, très long, j'espere au moins que j'y arriverais, a vivre comme tout le monde, et à les oublier, quoi que les oublier est impossible, mais apprendre a vivre avec.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 11:02

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 04:53

Mon histoire (la suite)

Mon histoire (la suite)
Il y avait beaucoup de personnes dans la pièce, que des hommes, sauf toujours cette julie.

Et là l'enfer commence, ils me violent, me demandent de leur faire des fellations, ect, et tout cela, en me disant des insultes en tout genre comme "mais va y je suis sûre que tu prends ton pied, de toutes façons tu n'est qu'une salope, et toutes les salopes aiment ça", sous les rires de tous les autres jeunes qui regardait et les insultes en tout genre. Je pleurait et les supliait d'arreter mais il se foutaient de moi encore plus, à un moment je me suis arrêté de les supplier, de toute facon je ne pouvais plus j'avais trop mal, c'était horrible, je n'en pouvais plus, j'étais épuisée, j'avais mal partout, je voulais que tout s'arrete, j'aurais voulu mourrir a ce moment là, mais je ne pouvais rien faire, j'avais trop mal pour réagir, et ils étaient trop nombreux.
En tout sept hommes m'ont violé, et après tout ca, comme si ca ne suffisait pas, ils m'ont frappaient, et m'ont dit que si j'en parlé a qui que ce soit ou que j'osais porter plainte, il s'en prendraient à ma grande soeur et ma mère, et que de toutes facon, ils me retrouveraient. J'était terrorisée.

Quand le calvaire était terminé, ils me demandaient de m'habiller, et m'on jété par terre, sur l'herbe, à coté du batiment, et je suis partis, en larmes.

Après, j'ai donc repris le métro, je me rappel que tout le monde me regardait, j'avais honte, je me sentais sale, et je me posais des tas de questions. Je pleurait sans cesse, j'arrivais pas à m'arrêter.

Quand je suis arrivée chez ma soeur, où je dormais ce week end là, il n'y avait personne, il vallait mieux, je ne voulais voir personne. J'ai donc pris une douche, où je n'avais toujours pas cessé de pleurer, j'avais mal à la tête, et partout, je voulais mourrir. Et après j'ai repris le train pour rentrer chez ma mère. Quand je suis arrivé chez elle, je me rappel quelle m'a engueuler parce que c'e nétait pas le jour où je devais rentrer, et malgré que j'étais très mal, ne m'a posée aucune question. Et je suis aller directement dans ma chambre, ou j'en suis sortie que deux jours plus tard pour retourner au travail (j'étais en apprentissage), sans rien dire à personne.

Quelques semaines plus tard, j'ai fais un test de grossesse, qui s'est révélé positif. Là, j'ai cru que le monde s'écroulait autour de moi, j'étais très mal. Je réfléchissais à cet enfant que je portais, mais que je ne voulais pas. J'ai donc décidé d'avorter. Et là, les galères commencaient puisque étant mineure, et ne voulant pas en parler à ma mère, il fallait que je trouve une solution pour pouvoir avorter. Le medecin m'a parler d'un hopital dans une autre ville qui n'exigait pas de personne majeure avec soi pour l'avortement. Donc j'y suis allé, et c'est seule que j'ai vécue cet avortement, puisque personne n'était a courrant. C'était très dur a supporter. J'ai aussi fais un test de sida qui était négatif, heureusement.

Voilà mon calvaire, alors je ne vous demande pas de pitié, mais juste du respect, et je sais aussi qu'il y a pire que moi.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 11:38

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 04:56